Table des matières
Lorsque l’on voyage beaucoup, parfois durant de longue périodes, On sait que le monde nous surprendra toujours, mais cette fois ci je pense avoir oublié à quel point c’ est toujours vrai,
Le japon c’est … l’Asie ? La modernité ? Le futur ? La culture ? Les mangas ? La rigidité ?
J’avais toutes ces idées en tête avant de partir et j’ai été très étonné de les avoir toutes changées au cours de notre voyage.
Nous sommes partis au Japon Aurélien, Maxime et moi avec un objectif simple: satisfaire l’otaku qui réside en nous. Aussi bien via les jeux vidéos, que les mangas, que la culture, les religions et les traditions japonaises.
Un défi pas si simple parce qu’il y a tout simplement trop, beaucoup trop de tout pour pouvoir compléter l’un des trois en deux semaines seulement.
Pour nous organiser, nous avons commencé avant le départ par utiliser l’excellent site de carte partagé Wanderlog. Ça nous permettait de faire des recherches en amont, partager les idées, les trier dans des listes classées par importance pour chacun de nous.
Avant un départ j’aime bien avoir des points d’intérêt, sans itinéraire, pour ne jamais tomber à cours d’idées pendant le voyage. C’est très simple ensuite de sortir la carte lorsqu’on galère à trouver un restaurant et hop… il y en a toujours génial dans les environs.
Inattendu !
En partant au japon avec la technologie en tête, nous n’aurions jamais imaginé être autant témoins du passé, et encore moins avec si peux de visites à notre actif. Dans cette page de blog on liste quand même 9 sites visités classés au patrimoine mondial de l’UNESCO et plusieurs records du monde incroyables:
- La plus ancienne construction en bois du monde – ~VIIe siècle
- La plus grande statue de bronze au monde – 500 tonnes
- Le plus grand bâtiment en bois du monde
- Le musée le plus visité au monde – 2.5 millions de visiteurs en 1 an
- La plus ancienne confiserie au monde en activité depuis l’an 1000, 25e génération de la même famille !
- Le restaurant inventeur des sushis sur tapis roulant – 1958
Alors avant de commencer, une petite carte pour s’y retrouver:
- Religions
- Shintoïsme = Religion autochtone
- Bouddhisme = Importé d’Asie
- Ryokans: auberges traditionnelles.
- Sentò: bain public très fréquentés, en ville et pas chers.
- Onsen: bain de luxe, généralement excentré. Plus cher.
- Restaurant: entre 5 et 20 CAD en moyenne / repas

| Nos visites | ||
| Antiquité | Asuka (538 – 710) | Hōryū-ji |
| Antiquité | Nara (710 – 794) | Tōdai-ji Kasuga-taisha Fushimi Inari-taisha |
| Antiquité | Heian (794 – 1185) | Imamiya-jinja Kiyomizu-dera Engyō-ji Otagi Nenbutsuji |
| Féodale et des Samourais | Azuchi-Momoyama (1573 – 1603) | Château d’Himeji |
| Edo | Edo / Tokugawa (1603 – 1868) | Sensō-ji Asakusa-jinja Taiya Ryokan Chateau d’Osaka Kōkyo Château d’Himeji (forme actuelle) |
| Moderne | Meiji (1868 – 1912) | Mizuno Tanrenjo |
| Moderne | Taishō (1912 – 1926) | Meiji Jingu |
Tokyo – Chiyoda et Akihabara
Nous arrivons à l’aéroport Narita, direction la ville de Chiyoda dans Tokyo pour poser nos bagages et faire le premier hostel capsules d’Aurélien et Maxime.
On entre dans l’ambiance directement. Dans l’hébergement, uniquement des japonais pour le moment. Tout est hyper calme. C’est un Hostel qui ressemble aux fameux Capsules.
A quelques pas, notre premier repas dans le restaurant Yuzu Lab Noodle qui reste je pense le meilleur ramen que nous ayons mangé de notre voyage.
La porte ouverte, le personnel nous souhaite la bienvenue et nous propose de choisir un plat sur une machine où… tout est écrit en japonais et … il faut payer en cash. Deux difficultés énormes pour nous qui sommes arrivés depuis 2h au Japon. Il a fallu s’adapter et vite !

On continue de se balader un peu et nous nous retrouvons nez à nez avec l’entrée de Hakirabara, whoa !!! Des lumières partout, de la musique, énormément de monde. Un peu de street food, des magasins sur 4 étages. Dingue !
Tokyo – Asakusa et Sanja Matsuri
Les jours suivants ont été consacrés au festival Sanja Matsuri qui est un des plus grand et plus traditionnels festival shinto au Japon.
Un des attraits les plus connus autre que celui de la religion dans le festival est sur les Yakuzas y exhibent rapidement le temps de quelques photos leurs tatouages ! Les chefs Yakuzas sont de sortie et se rendent visibles. C’est très rare !
Pour avoir plus d’informations avant de commencer le festival, je recommande le Free Walking Tour de Asakusa qui commence directement devant l’Office du tourisme. C’est un super moyen de mieux comprendre la religion Shinto et d’y poser ses questions.
Le festival s’étale sur plusieurs jours:
- Vendredi : Le jour d’ouverture est marqué par le défilé Daigyoretsu, où des prêtres, des représentants de la ville, des musiciens et des geishas marchent en costumes de l’époque Edo. Plus tard, les mikoshi (sanctuaires portatifs) des quartiers locaux sont sortis dans les rues.
- Samedi : Le clou du spectacle pour beaucoup de spectateurs. Près de 100 mikoshi de quartier, issus des 44 districts d’Asakusa, sont amenés au temple Sensō-ji et au sanctuaire d’Asakusa pour être bénis, avant d’être dansés et portés en cadence avec vigueur dans les rues décorées.
- Dimanche : L’événement principal. À l’aube, des nuées de porteurs rivalisent pour porter les trois grands mikoshi principaux du sanctuaire, recouverts d’or. Ces sanctuaires sont incroyablement lourds (environ 1 tonne chacun) et sont secoués violemment de haut en bas pour dynamiser les dieux qui y résident et apporter prospérité aux commerces locaux.

Kaminarimon Gate
Anecdote: Le fondateur de Panasonic souffrait d’arthrite du genou et aurait guéri après être venu prier au Sensō-ji. En 1960, en guise de gratitude, il finança la reconstruction du Kaminarimon — en demandant discrètement que son nom reste aussi peu visible que possible. Il offrit également la gigantesque lanterne en papier de 3,4 mètres de large et 670 kg qui est aujourd’hui le symbole d’Asakusa.

Senso-ji Hondo
Le Sensō-ji Hondō est le bâtiment principal du temple Sensō-ji à Asakusa, le plus ancien temple de Tokyo.
Au cœur du naijin – le sanctuaire intérieur – repose une minuscule statue dorée de Kannon de cinq centimètres, tirée des eaux de la Sumida en 628 par deux frères pêcheurs selon la légende — et jamais exposée au public depuis lors, ce qui ne fait qu’ajouter au mystère du lieu.

Asakusa-Jinja
Grand sanctuaire shinto niché juste à côté du temple bouddhiste Sensō-ji, dédié aux trois hommes qui en sont à l’origine : les deux frères pêcheurs Hinokuma Hamanari et Takenari, qui découvrirent la statue de Kannon dans la Sumida, et leur chef de village Hajino Nakatomo.

Samurai Ninja Museum
Étonnement, c’était plus une activité plus qu’une visite. Nous avons pût faire un concours de lancer de shurikens.
Tokyo – TeamLab
Reconnu par le Guinness World Records comme le musée le plus visité au monde, c’est un endroit hors du temps où se mélangent imagination, créativité, art visuel et art audio pour exacerber nos sens déjà sollicités par de l’eau, de l’air, des textures et activités.
Il existe deux sites distincts à Tokyo : TeamLab Planets à Toyosu, axé sur l’immersion corporelle avec un parcours défini, et TeamLab Borderless à Azabudai Hills, plus labyrinthique, où les œuvres s’écoulent librement d’une salle à l’autre sans frontières. Une expérience qui redéfinit la frontière entre spectateur et œuvre d’art.

Tokyo – Shinjuku
Restaurant Samouraï
Nous savions à quoi nous attendre, mais c’était quand même dingue. Des artistes danseurs, un groupe de musique live complet, des chars qui défilent sur scène, des combats de Samourai, des effets spéciaux et la musique à fond tout ça dans un mélange de couleurs vives épiques. Un incontournable, c’est certain.

Omoide Yokocho Memory Lane
Littéralement « la ruelle des souvenirs », est une étroite venelle nichée juste au nord de la sortie ouest de la gare de Shinjuku, à Tokyo. Une soixantaine de minuscules izakayas et bars à yakitori s’y entassent sous des lampions rouges. L’allée remonte à l’après-guerre, quand des étals de nourriture bon marché s’y sont multipliés pour nourrir la population — le yakitori y est rapidement devenu la spécialité incontournable.

Tokyo Metropolitan Government Building No.2
Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo, le complexe compte deux tours jumelles de 243 mètres, chacune dotée d’un observatoire à 202 mètres de hauteur. Par temps clair, on y aperçoit le Mont Fuji.
Le soir, un spectacle de projection mapping illumine la façade depuis la place centrale jusqu’à 21h45, ajoutant une dimension magique à la visite.

Succubus Shisha
Un espace baigné de néons roses et une ambiance qui donne l’impression d’entrer dans une autre dimension, où le personnel est costumé en sucubes séduisants aux tenues soigneusement travaillées. On y vient pour fumer le narguilé dans une atmosphère stylée et cosy, avec boissons à volonté incluses dans le prix d’entrée
Tokyo – Shibuya
Meiji Jingu Honden

Shibuya crossing
Bof ! Honnêtement si vous êtes curieux, une recherche tiktok vous donnera plus de fun qu’aucune de nos photos.
Harajuku et Takeshita streets
Reconnues comme l’épicentre des cultures et modes de vie alternatifs de la jeunesse tokyoïte.
Tokyo
Kōkyo
Le palais impérial de Tokyo, résidence officielle de la famille impériale japonaise depuis 1868.
Les jardins est et extérieurs restent accessibles, offrant un îlot de sérénité inattendu au cœur de la mégalopole.

Hinode-yu – Notre premier sento
Bain public traditionnel japonais, situé dans le quartier de Taito-ku. La baignoire est taillée dans du cyprès japonais centenaire, et l’eau chaude est puisée naturellement à 100 mètres de profondeur sous terre.

Fuji
Taiya Ryokan
Un inn historique de Fuji-shi avec une histoire fascinante liée à l’une des figures les plus légendaires du Japon.

Shimizu no Jirocho (1820–1893)
Le yakuza/oyabun (boss) le plus célèbre de l’ère Edo tardive. Son clan comptait 28 hommes d’élite — ce que proclame fièrement la bannière noire : 「次郎長一家 二十八人衆」 (« La famille Jirocho, les 28 hommes »).
Ce qui l’a rendu immortel : Après la bataille de Toba-Fushimi (1868), il recueillit et enterra dignement les cadavres des soldats du shogunat — acte interdit par le nouveau gouvernement Meiji. Il risqua sa vie par sens de l’honneur.
Ensuite, il se reconvertit complètement : il ouvrit des écoles, défriche les terres au pied du Fuji, construisit des infrastructures. L’ancien yakuza devint un bâtisseur respecté.
Il dormait régulièrement au Taiya Ryokan lors de ses déplacements sur le Tokaido — l’auberge cachait même ses affaires pour protéger ses hommes (comme raconté dans l’illustration encadrée).
Yamaoka Tesshu (1836–1888)
Le samouraï qui arrêta une guerre. C’est lui qui a calligraphié l’enseigne du ryokan — pas un détail anodin, c’était l’un des hommes les plus respectés du Japon.
Son exploit majeur : En 1868, alors que l’armée impériale marchait sur Edo avec l’intention de la détruire, Tesshu négocia seul, sans armes, face au général Saigo Takamori. Il obtint la reddition pacifique d’Edo — épargnant la ville d’un bain de sang. Des millions de vies sauvées par un seul homme.
Il était aussi :
- Moine zen et calligraphe de génie
- Maître d’arts martiaux (kendo, judo) d’un niveau quasi-mythique
- Confident personnel de l’Empereur Meiji
Le lien entre les deux
C’est fascinant — Jirocho et Tesshu étaient amis proches malgré leurs mondes opposés. Le samouraï impérial et le boss yakuza se respectaient mutuellement pour leur code d’honneur commun. Tesshu admira que Jirocho ait enterré les soldats ennemis tombés au combat — un geste parfaitement bushido.
Le panneau en bois sculpté 「鮪屋與三郎」 (Taiya Yosaburo — le nom du propriétaire de l’époque) a été calligraphié par Yamaoka Tesshu lui même. C’est une pièce d’une valeur historique considérable.
Le fait que Tesshu ait personnellement calligraphié l’enseigne du Taiya Ryokan montre que cet endroit était au cœur de ce réseau d’hommes d’honneur de la fin de l’ère Edo.
Ta clé la chambre avec 富士 (Fuji) est l’authentique clé en bois traditionnel du ryokan, nous dormons là où les hors-la-loi légendaires du Japon dormaient il y a 150 ans.
La ville de Fuji (anciennement Yoshiwara-juku) était la 14ème station du Tokaido. Le Taiya Ryokan se trouvait directement sur cette route — c’était donc une auberge de voyageurs officielle (hatago) pour tous ceux qui traversaient le Japon.
C’est précisément pour ça que Shimizu no Jirocho et ses 28 hommes y dormaient régulièrement : ils voyageaient constamment le long du Tokaido.
Les Yadofuda, les panneaux VIP
Les grandes planches en bois calligraphiées: Ce sont des yadofuda, des panneaux annonceurs placés à l’entrée de l’auberge pour signaler qu’un hôte de marque séjournait ici.
- 3 panneaux = Grand daimyo ou dignitaire suprême
- 2 panneaux = Daimyo ordinaire
- Fixés au bout d’un bambou de 4,5 mètres de haut
Ce sont les noms des nobles et seigneurs qui avaient dormi dans ce ryokan il y a 200-300 ans. Une liste de visiteurs VIP permanente.
Jurigi Kogen Trail Head
Sentier de randonnée situé dans le parc national Fuji-Hakone-Izu, dans la préfecture de Shizuoka. Il mène jusqu’au Mont Echizen, le point culminant du massif du Mont Ashitaka. Un spot encore méconnu des circuits touristiques classiques, idéal pour les randonneurs cherchant à contempler le Fuji depuis un angle différent et plus sauvage.

Osaka
Le château
Détruit, reconstruit, frappé par la foudre, rasé à nouveau — le château renaîtra de ses cendres trois fois au total. La tour actuelle date de 1931, reconstruite en béton, puis restaurée dans son apparence historique lors d’un grand chantier achevé en 1997.
Le donjon original était une structure laquée noire de cinq étages, rehaussée de feuilles d’or sur les tuiles et les reliefs, conçue pour être visible depuis toute la ville — symbole d’autorité absolue.

Ebisu Bashi-Suji Shopping Street
Avec son célèbre panneau Glico, Ebisubashi-suji est l’une des principales artères commerçantes du quartier Minami d’Osaka. Couverte par une arcade qui la protège même par temps de pluie, elle s’étire sur environ 370 mètres et regorge de boutiques de mode, d’enseignes japonaises historiques, de stands de takoyaki et d’okonomiyaki.
Genrokuzushi Sennichimae
Genrokuzushi Sennichimae est une branche de la chaîne historique Genrokuzushi, tout simplement le restaurant qui a inventé les sushis sur tapis roulant. C’est Yoshiaki Shiraishi qui, en observant des bouteilles de bière défiler sur un tapis convoyeur dans une brasserie d’Osaka en 1948, eut l’idée révolutionnaire d’appliquer ce mécanisme au service des sushis.

Kyoto
Sannenzaka
Une ruelle pavée de pierres de 100 mètres construite en 808 dans le quartier d’Higashiyama à Kyoto, servant d’approche vers le temple Kiyomizu-dera

Temple bouddhiste Kiyomizu-dera
Temple bouddhiste fondé en 778 sur le mont Otowa dans le quartier d’Higashiyama à Kyoto. I fut reconstruit en 1633 par le shogun Tokugawa Iemitsu.
Le complexe est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et son hall principal est classé Trésor National du Japon.

Fushimi Inari-taisha
Sanctuaire shinto fondé en 711, dédié à Inari, divinité du riz, des moissons et de la prospérité.
Son attraction principale est son tunnel de plus de 10 000 portiques torii vermillon qui serpentent à flanc de montagne. Chacun d’eux étant un don offert par des particulier

Otagi Nenbutsuji
Le temple Otagi Nenbutsuji est un temple bouddhiste de l’école Tendai fondé en 766 par l’impératrice Shotoku. Déplacé à son emplacement actuel en 1922 pour préserver son hall principal dédié au Bodhisattva Senju-Kannon, le temple fut ensuite endommagé par un typhon en 1950 et tomba en désuétude. Sa renaissance vint dans les années 1980 grâce au moine-sculpteur Kocho Nishimura, qui décida d’impliquer la communauté dans la restauration en enseignant la sculpture à des visiteurs venus de tout le Japon, leur demandant de créer leurs propres statues de rakan — les disciples du Bouddha. Le résultat : plus de 1 200 statues de pierre, toutes uniques, dont certaines en pleine méditation solennelle et d’autres tenant une raquette de tennis, un appareil photo ou partageant un verre de saké — un mélange déconcertant et touchant de spiritualité et d’humour.

Imamiya-jinja
Imamiya-jinja est un sanctuaire shinto fondé en 994 et déplacé à son emplacement actuel en 1001, dans le quartier nord de Kyoto — créé à l’origine pour protéger la population d’une épidémie de peste qui décimait la ville à l’époque Heian. Il est dédié à la santé et à la longévité, et accueille chaque année en avril le Yasurai Matsuri, l’un des trois grands festivals les plus singuliers de Kyoto.

Ichiwa et l’Aburi-mochi
Fondée en 1002, Ichiwa (Ichimonjiya Wasuke) est reconnue par le Guinness World Records comme la plus ancienne confiserie encore en activité au monde.
Elle est aujourd’hui tenue par la 25e génération de la même famille. Le bâtiment actuel est lui-même un ensemble de maisons en bois dont la plus ancienne remonte à la fin du XVIIe siècle, et qui abrite dans sa cave un puits datant du Moyen Âge, utilisé autrefois pour puiser l’eau nécessaire à la fabrication des mochi.
L’aburi-mochi consiste en de petits morceaux de mochi grillés au charbon de bois sur des brochettes de bambou, puis nappés d’une sauce au miso blanc doux — une spécialité que l’on mange traditionnellement pour se prémunir des maladies, en lien direct avec l’histoire du sanctuaire Imamiya-jinja.

Himeji – Le Château du Héron Blanc
L’un des douze derniers châteaux en bois d’origine encore debout au Japon, classé Trésor National et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993 et le premier château japonais à recevoir cet honneur.
La Princesse Sen (Sen-hime, 1597–1666) – Une histoire à la fois épique et tragique.
Petite-fille du shogun Tokugawa Ieyasu et figure historique la plus liée au château d’Himeji:
- à seulement 7 ans, elle est donnée en mariage à Toyotomi Hideyori, le seigneur d’Osaka et chef du clan ennemi des Tokugawa.
- À 19 ans, son propre grand-père déclare la guerre à son mari et assiège le château d’Osaka. Sen est la seule à en réchapper vivante : Hideyori est contraint de se suicider avec sa mère, ainsi que l’enfant issu de leur union.
Libre à nouveau, elle refuse le mari que son grand-père lui impose — l’homme qui l’avait sauvée lors du siège — et choisit elle-même d’épouser par amour Honda Tadatoki, fils du seigneur d’Himeji.
Elle connaît au château ses années les plus heureuses, mais aussi les plus douloureuses : son fils meurt en bas âge, puis son mari disparaît à son tour prématurément.
Elle finit sa vie comme nonne bouddhiste à Edo, et un sanctuaire à son nom se dresse encore aujourd’hui au pied du château.
Une vie entière ballottée entre les guerres de clans, les deuils et les rares moments de bonheur — incarnée dans les pierres mêmes du Héron Blanc.

Engyō-ji
Le Engyō-ji (円教寺) est un temple bouddhiste de la secte Tendai fondé en 966 par le moine Shoku-shonin, perché au sommet du mont Shosha à 371 mètres d’altitude, aux abords de Himeji. Le complexe compte une vingtaine de bâtiments éparpillés dans des forêts primitives, dont le Mani-den, son édifice principal construit en 970 dans un style proche du Kiyomizu-dera de Kyoto.
Les cinéphiles le reconnaîtront comme lieu de tournage du film Le Dernier Samouraï avec Tom Cruise, ainsi que du drama Musashi retraçant la vie du légendaire épéiste Miyamoto Musashi — son atmosphère hors du temps justifiant amplement le choix des réalisateurs.

Kobe
Le bœuf de Kobe est considéré comme la viande la plus prestigieuse au monde — et le grade A5 en est le sommet absolu. Le système japonais classe le wagyu de C1 à A5, ce dernier représentant le rendement maximal et le persillage le plus intense, noté jusqu’à 12 sur l’échelle BMS (Beef Marbling Standard).
Pour porter l’appellation Kobe, un bovin doit répondre à sept critères stricts :
- Appartenir à la race Tajima-Gyu
- être né et élevé dans la préfecture de Hyogo
- Abattu sur place
- Atteindre un BMS d’au moins 6
- Une note de qualité de 4 sur 5
- Ne pas dépasser 470 kg de carcasse.
Ces exigences sont si sévères que seulement 3 000 à 4 000 bovins par an obtiennent la certification Kobe. The Meatery

Nara – Entre Daïbutsu et Daïms
Kasuga-taisha
Un sanctuaire shinto fondé en 768 au pied du mont Mikasa à Nara, sanctuaire protecteur du puissant clan Fujiwara et tête de réseau de plus de 3 000 sanctuaires Kasuga à travers tout le Japon.
Selon la légende, la divinité Takemikazuchi serait apparue sur le mont Mikasa en chevauchant un cerf blanc, conseillant au clan Fujiwara de bâtir un sanctuaire en ce lieu sacré — c’est pourquoi les quelque 1 300 cerfs qui déambulent librement dans le parc de Nara sont encore aujourd’hui vénérés comme messagers des dieux.
Le sanctuaire est célèbre pour ses 3 000 lanternes anciennes : environ 1 000 en bronze suspendues dans les couloirs offertes par des fidèles pendant 800 ans, et 2 000 en pierre bordant le chemin d’accès.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, le complexe inclut la forêt sacrée de Kasugayama, protégée depuis l’époque Heian.

Tōdai-ji
Le temple le plus impressionnant du Japon. Fondé en 728 et officiellement inauguré en 752, il abrite une statue de bronze du Bouddha Vairocana de 500 tonnes — le Nara Daibutsu — la plus grande statue de bronze du monde.
Le Daibutsu-den, le hall principal, fut reconstruit en 1692 après un incendie — aux deux tiers seulement de sa taille originelle — et reste pourtant encore aujourd’hui la plus grande construction en bois au monde.

District d’Ikoma
Hōryū-ji
Tout simplement le plus vieux complexe architectural en bois du monde. Fondé en 607 par le prince Shōtoku pour exaucer le vœu de son père mourant, l’empereur Yōmei, qui espérait obtenir la guérison en faisant construire un temple et une statue de Bouddha, il fut détruit par un incendie en 670 puis rapidement reconstruit.
Le kondō (pavillon principal), la pagode à cinq étages et la porte centrale datent de la période d’Asuka et sont reconnus comme les plus anciennes constructions en bois encore debout au monde — certains éléments ayant plus de 1 400 ans.
En 1993, il est devenu le tout premier site japonais inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sakai
Mizuno Tanrenjo
Aujourd’hui à la cinquième génération, le maître forgeron Jun Mizuno perpétue les techniques ancestrales de forge au charbon de bois pour produire des couteaux de cuisine professionnels et des katanas d’exception.
La famille Mizuno compte une distinction unique dans son histoire : en 1952, Masanori Mizuno (deuxième génération) fut désigné forgeron officiel pour fabriquer les quatre mayokegama — des faucilles protectrices contre les démons — qui ornent encore aujourd’hui les quatre faces du neuvième anneau de la pagode à cinq étages du Hōryū-ji, le plus vieux bâtiment en bois du monde.
En 1952 et 1980, des membres de la famille impériale ont visité personnellement leur atelier pour admirer leurs techniques de forge traditionnelle et leur savoir-faire. JapaneseChefsKnife.Com
Après avoir reçu de nombreuses décorations et été reconnu comme trésor national par la famille impériale pour leur forge traditionnelle en 1952, la longue histoire des Mizuno se poursuit avec les générations suivantes. Blogger
C’est donc une double distinction impériale — à la fois visite officielle et reconnaissance comme trésor national — qui s’ajoute à l’histoire déjà extraordinaire de cette forge.
Une maison qui forge pour les cuisines des plus grands chefs du monde, veille sur la pagode du plus vieux temple en bois du monde, et reçoit la visite de l’Empereur.
Difficile de faire plus prestigieux dans le monde de la coutellerie.

Les mots et phrases qu’on utilisait tout le temps
Nourriture
Bonnes adresses
Restaurants
- Tokyo
- Kyoto
- Fuji
- Osaka































































































































































































































































































































































































