États-Unis

État de New York

Terre d’accueil par excellence, c’est à Ellis Island que des millions d’immigrants ont posé le pied sur le sol américain, l’État incarne à lui seul le rêve américain, des gratte-ciel de Manhattan aux fermes paisibles des Finger Lakes, région viticole méconnue. Un État-monde, en somme, où l’on passe en quelques heures de route de l’effervescence urbaine la plus intense de la planète à une nature sauvage digne du Grand Nord.

C’est ici que grondent les célèbres chutes du Niagara, partagées avec le Canada.

Manhattan

Cœur battant de New York, Manhattan tire son nom du lenape Manhatta, terme algonquin signifiant « l’île aux collines », où les Lenape passaient leurs étés pour commercer fourrures et vivres.

Son histoire bascule en 1626 : Peter Minuit, gouverneur de la colonie hollandaise, achète l’île aux Amérindiens en échange de marchandises d’une valeur de 60 florins, la légende des fameux « 24 dollars de verroterie » !
Une transaction aujourd’hui débattue : les Lenape, pour qui la terre ne pouvait être possédée de façon permanente, voyaient probablement l’accord comme un arrangement temporaire plutôt qu’une vente définitive.

La colonie de La Nouvelle-Amsterdam deviendra New York sous les Anglais en 1664. Quatre siècles plus tard, cette île d’à peine 60 km² concentre l’énergie du monde : Wall Street et la finance mondiale, les théâtres de Broadway, l’effervescence de Times Square, les musées de la Fifth Avenue et une forêt de gratte-ciel parmi les plus iconiques de la planète.

Central Park

Rectangle de verdure de 4 km sur 800 m au cœur de Manhattan qui s’étend sur 341 hectares. Une superficie plus grande que la Principauté de Monaco !

Malgré son allure sauvage, il s’agit du premier parc public américain intégralement façonné par l’homme : confié en 1857 aux paysagistes Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux, le projet a transformé d’anciennes zones marécageuses et carrières en nature luxuriante.

Près de 10 millions de charretées de terre ont été déplacées pour sculpter ses lacs, collines et vallées, et le parc compte aujourd’hui 25 000 arbres, 9 000 bancs et 36 petits ponts, tous uniques. Avec environ 40 millions de visiteurs par an, c’est le parc le plus visité des États-Unis, et aussi le plus présent au cinéma : apparu dans plus de 240 films depuis 1908, il détient le titre de parc le plus filmé au monde 🎬

Du Bethesda Fountain au Belvedere Castle en passant par le Jacqueline Kennedy Onassis Reservoir, ce poumon vert offre une parenthèse irréelle au milieu de la forêt de gratte-ciel

Musée américain d’histoire naturelle

Fondé en 1869 par le naturaliste Albert S. Bickmore avec le soutien notamment de Theodore Roosevelt Sr., l’American Museum of Natural History trône face à Central Park, dans l’Upper West Side.

Les chiffres donnent le vertige : 45 salles d’exposition et une collection de plus de 32 millions de spécimens, pierres, fossiles, météorites et animaux naturalisés.

Sa star incontestée : la gigantesque baleine bleue de 29 mètres suspendue au plafond du Hall of Ocean Life, modelée d’après une femelle échouée en Amérique du Sud en 1925.

Côté dinosaures, le musée frappe fort avec un Titanosaure de 37 mètres qui tient à peine dans sa salle, un T. rex en position de chasse, et l’une des collections de fossiles les plus riches du monde.

On y croise aussi l’Étoile de l’Inde, le plus gros saphir bleu du monde, et le Hayden Planetarium du Rose Center pour un voyage aux confins de l’univers. Et si les lieux vous semblent familiers, c’est normal : c’est ici que travaillait Ross dans Friends, et le musée a servi de décor à La Nuit au musée

Statue de la liberté

De son vrai nom La Liberté éclairant le monde, la Statue de la Liberté fut offerte par la France pour le centenaire de l’indépendance américaine : réalisée à Paris par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi, avec la collaboration de Gustave Eiffel pour la charpente métallique, un monument 100 % français au cœur de la baie de New York !

Une fois terminée, la statue fut démontée et transportée par bateau en 350 pièces, puis remontée en quatre mois avant son inauguration le 28 octobre 1886 sur Liberty Island. Avec ses 46 mètres (93 mètres avec le piédestal de Richard Morris Hunt), c’était à l’époque la plus haute structure jamais construite aux États-Unis.

Chaque détail est un symbole : les sept rayons de sa couronne représentent les sept continents, les chaînes brisées à ses pieds évoquent l’esclavage aboli, et la flamme, l’idéal des Lumières. Quant à sa célèbre couleur verte, elle n’est apparue que vers 1920, fruit de l’oxydation naturelle de son revêtement en cuivre.

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle accueille depuis 1886 des millions d’immigrants à l’entrée du port de New York, l’un des symboles les plus puissants du monde.

Niagara Falls

J’ai fait la visite depuis le côté Canadien ➡️voir le post du Canada !

Algonquin Peak

Deuxième plus haut sommet de l’État de New York avec ses 1 559 mètres d’altitude, l’Algonquin Peak domine la chaîne MacIntyre, au cœur des Adirondacks, et fait partie des fameux 46 High Peaks

Whiteface Mountain

le cinquième plus haut sommet de l’État de New York et l’un des 46 High Peaks des Adirondacks. Située à une vingtaine de kilomètres de Lake Placid, la montagne est entrée dans la légende olympique : elle a accueilli les épreuves de ski alpin des Jeux d’hiver de 1980, et son dénivelé skiable de 3 430 pieds (environ 1 045 mètres) est le plus important de tout l’Est américain.

Particularité unique parmi les High Peaks : la Veterans Memorial Highway permet d’atteindre en voiture un stationnement à 1 400 mètres d’altitude, les derniers mètres se franchissant par un tunnel creusé dans la roche puis un ascenseur — une expérience rare au sommet d’une montagne !

Keene Valley

Un hameau historique fondé au tournant du XIXᵉ siècle, au cœur de ce que beaucoup considèrent comme le plus spectaculaire des paysages naturels des Adirondacks.

Adirondacks: Mont Marcy + Mont Basin + Saddleback

Trois sommets mythiques de la Great Range, le chaînon le plus spectaculaire des Adirondacks.

  • Le Mount Marcy (1 629 mètres) est le toit de l’État de New York, surnommé Tahawus: « celui qui fend les nuages ».
    Le 14 septembre 1901, le vice-président Theodore Roosevelt, redescendant tout juste du sommet, y reçut le message que le président McKinley, victime d’un attentat, était mourant ; après une descente précipitée et une course en diligence de 64 kilomètres en pleine nuit, il apprit le décès du président et fut assermenté à Buffalo.
    Un président des États-Unis a donc littéralement commencé son mandat sur les pentes du Marcy !
  • Le Basin Mountain (1 471 mètres), 9ᵉ plus haut sommet de l’État, nommé d’après les bassins formés entre les bosses de ses pentes.
  • Le Saddleback Mountain (1 376 mètres), reconnaissable à sa silhouette en selle de cheval.

L’une des plus belles (et des plus rudes) randonnées de l’Est américain ! 🥾

New Hampshire

L’un des États les plus farouchement indépendants d’Amérique. Bien qu’aucune grande bataille de la Révolution ne s’y soit déroulée, il fut la première colonie à déclarer son indépendance, adoptant sa propre constitution en 1776, plusieurs mois avant la Déclaration d’indépendance des États-Unis.

Sa célèbre devise « Live Free or Die » (Vivre libre ou mourir), probablement la plus connue de toutes les devises d’État, provient d’un toast écrit en 1809 par le général John Stark, héros de la guerre d’indépendance, et s’affiche fièrement sur les plaques d’immatriculation depuis les années 1970.

White Mountain National Forest

1 400 miles de sentiers, dont 160 miles de l’Appalachian Trail, et six zones de nature sauvage désignées. Le joyau de la forêt est la Presidential Range, dont les sommets portent les noms d’anciens présidents américains, et que domine le Mount Washington : avec ses 6 288 pieds (1 917 mètres), c’est le plus haut sommet du nord-est des États-Unis.

Les Abénaquis le nommaient Agiocochook, « la demeure du Grand Esprit », et ne le gravissaient pas, le considérant comme le royaume des puissances divines. Il faut dire que la montagne est réputée pour abriter « la pire météo du monde » : le 12 avril 1934, l’observatoire du sommet y a enregistré un vent de 372 km/h, un record mondial absolu jusqu’en 1996, et encore aujourd’hui le vent le plus violent jamais mesuré hors tornade ou cyclone tropical.

Funspot

Un temple du jeu vidéo officiellement consacré « plus grande salle d’arcade du monde » par le Guinness World Records en 2008.

L’histoire commence modestement : en 1952, Bob Lawton, 21 ans, emprunte 750 dollars à sa grand-mère pour ouvrir un mini-golf qui rapporte 36,60 dollars le jour de l’ouverture. Soixante-dix ans plus tard, le complexe de 60 000 pieds carrés aligne plus de 600 jeux, auxquels s’ajoutent bowling, mini-golf et skee-ball. L’American Classic Arcade Museum et ses quelque 250 machines d’avant 1987, un musée où, contrairement à tous les autres, on a le droit de toucher aux pièces exposées : tous les jeux sont jouables !

C’est ici même que l’histoire du jeu vidéo s’est écrite : en 1999, Billy Mitchell y a réalisé le tout premier score parfait de l’histoire sur Pac-Man, et les lieux sont immortalisés dans le culte documentaire The King of Kong (2007). Entre deux parties de Donkey Kong et de Galaga, on voyage littéralement dans les années 80.

Vermont

C’est l’explorateur Samuel de Champlain, premier Européen à explorer la région en 1609, qui baptisa ses montagnes « Vert Mont » — d’où le Vermont et son surnom de « Green Mountain State ». Aujourd’hui, le Vermont est avant tout le royaume de l’or ambré : premier producteur de sirop d’érable des États-Unis avec plus de 50 % de la production nationale.

Les panneaux publicitaires y sont interdits, et sa capitale Montpelier est la seule capitale d’État américaine sans McDonald’s !

Mont Elmore

Mont Mansfield

Point culminant du Vermont et de toute la chaîne des Green Mountains (montagnes Vertes) avec ses 1 339 mètres, le Mont Mansfield a une particularité unique : son profil ressemble à une tête humaine regardant vers le ciel, et chacun de ses sous-sommets porte le nom d’une partie du visage: le front (Forehead), le nez (Nose), les lèvres (Upper et Lower Lip), le menton (Chin) et la pomme d’Adam (Adam’s Apple).

La crête sommitale, parcourue par le légendaire Long Trail, abrite un trésor naturel : l’un des trois seuls sommets des montagnes Vertes où survit une toundra alpine, un écosystème de 200 à 250 acres hérité de l’âge de glace, étudié de longue date par l’Université du Vermont.

Worcester

Massachusetts

Boston

La ville collectionne les « premières » : le Boston Common, plus ancien parc public des États-Unis (1634), la Boston Latin School, première école publique du pays (1635), où ont étudié Benjamin Franklin, John Hancock et Samuel Adams, une université de théologie devenue Harvard, et même le premier métro des États-Unis, inauguré en 1897 !

C’est surtout ici que la Révolution américaine s’est embrasée : du massacre de Boston, catalyseur de la rébellion, à la Boston Tea Party, protestation contre les taxes britanniques où des Bostoniens déguisés en Amérindiens jetèrent 340 caisses de thé par-dessus bord — de quoi préparer environ 24 millions de tasses !

Pour revivre cette épopée, rien de plus simple : il suffit de suivre le Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol sur 4,2 km, qui relie 16 sites historiques majeurs.

MIT Museum

Surnommé « le mile carré le plus innovant de la planète ».

Sa collection compte plus d’un million d’objets, livres rares, photographies, films et hologrammes, retraçant les recherches de l’Institut depuis sa fondation en 1861. Ni centre des sciences ni musée d’art, le lieu navigue entre les deux : les objets historiques de la découverte scientifique y côtoient des projets artistiques qui interrogent l’éthique des technologies.

La star des lieux : Kismet, l’un des tout premiers robots sociaux au monde, créé dans les années 1990 par Cynthia Breazeal, qui utilisait 21 moteurs et 15 ordinateurs pour produire ses expressions faciales, l’ancêtre de nos assistants IA !

Le musée se vit les mains dans le cambouis : on peut même participer à de véritables recherches en robotique en aidant à entraîner IRGO, un robot interactif développé au MIT. Le paradis du geek, entre passé et futur de l’innovation

On y admire aussi des pièces du Whirlwind (1944-1959), le premier ordinateur au monde à fonctionner en temps réel et à afficher des graphiques sur écran, pionnier de la mémoire à tores magnétiques qui équipera ensuite tous les ordinateurs pendant des décennies 💾

MIT

le Massachusetts Institute of Technology donna ses premiers cours en 1865 et occupe aujourd’hui un campus de 168 acres à Cambridge, face à Boston. Sa devise résume tout : « Mens et Manus » – l’esprit et la main – symbole de son obsession pour l’apprentissage par la pratique. Le palmarès est étourdissant : près d’une centaine de prix Nobel et 26 lauréats du prix Turing parmi ses professeurs et anciens élèves, dont Richard Feynman, Buzz Aldrin — le deuxième homme à avoir marché sur la Lune ou encore Drew Houston, fondateur de Dropbox.

Harvard

Le plus ancien établissement d’enseignement supérieur des États-Unis — à ses débuts, l’institution ne comptait que neuf étudiants et un seul professeur ! Elle fut baptisée en 1639 en hommage à John Harvard, jeune pasteur puritain qui avait légué sa bibliothèque et la moitié de ses biens à la jeune institution.

L’attraction phare du Harvard Yard est la statue de John Harvard, que les étudiants surnomment malicieusement la « Statue des Trois Mensonges » : l’inscription « John Harvard, Fondateur, 1638 » cumule les erreurs — il n’était pas le fondateur mais un bienfaiteur, l’université date de 1636 et non 1638, et l’homme représenté n’est même pas John Harvard, dont personne ne connaît le vrai visage : un autre a posé pour la sculpture réalisée en 1884

Salem

Le nom de Salem est à jamais lié à l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire américaine : les procès des sorcières de 1692.

Les faits se sont déroulés à Salem Village – aujourd’hui Danvers – et non dans la ville voisine de Salem, où s’est tenu le procès : quelques jeunes filles y accusèrent leurs concitoyens de les avoir envoûtées.

L’hystérie collective s’empare alors de la communauté : entre 150 et 300 personnes sont emprisonnées, et 20 innocents sont exécutés, tandis que plus de 200 autres sont diffamés — les pendaisons se succèdent à Gallows Hill, la colline de la potence, où même une enfant de quatre ans fut traduite en justice.

Boston Public Library

La Boston Public Library est la :

  • Première grande bibliothèque municipale gratuite des États-Unis
  • Première bibliothèque publique à prêter des livres
  • Première à ouvrir une succursale
  • Première à créer une salle dédiée aux enfants.

Le bâtiment historique de Copley Square, conçu par Charles Follen McKim comme un « palais pour le peuple » et inauguré en 1895. Le joyau des lieux reste Bates Hall : une salle de lecture monumentale sous une voûte en berceau de 15 mètres, avec ses emblématiques lampes vertes et son mobilier d’origine de 1895, baptisée en l’honneur de Joshua Bates, premier grand mécène qui exigea que la bibliothèque soit « gratuite pour tous ».

Une cathédrale du savoir où l’on chuchote par respect autant que par émerveillement.

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