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Borgarnes
C’est ici, à Borg, près de Borgarnes, que la famille de Skalla-Grímur Kveldúlfsson, l’un des tout premiers colons vikings, s’est installée, donnant naissance à la lignée du célèbre Egill Skallagrímsson, guerrier et poète au cœur de l’une des sagas les plus emblématiques d’Islande. Cet héritage est mis en valeur au Landnámssetur Íslands (Centre de la Colonisation), installé dans deux des plus anciens bâtiments de Borgarnes

Barnafoss
Voisin immédiat des célèbres Hraunfossar, Barnafoss — littéralement « la chute des enfants ».
Le nom de la cascade vient d’une légende tragique : deux enfants de la ferme de Hraunsás, restés seuls pendant que leurs parents assistaient à la messe de Noël, auraient décidé de suivre ces derniers en empruntant un pont de pierre naturel qui enjambait alors la chute ; ils tombèrent dans les eaux et se noyèrent. Anéantie par le chagrin, leur mère aurait maudit l’arche pour que quiconque la traverse subisse le même sort — un séisme finit par briser le pont, scellant la malédiction. Aujourd’hui, une passerelle moderne permet d’observer la cascade depuis plusieurs angles, à seulement quelques minutes de marche de Hraunfossar.

Akranes
Posée sur une péninsule basse à l’embouchure du fjord de Hvalfjörður, Akranes est une charmante ville côtière de l’ouest islandais d’environ 7 400 habitants, située juste de l’autre côté de la baie de Faxaflói face à Reykjavík. Son histoire la distingue du reste de l’Islande : la tradition raconte qu’au IXe siècle, deux frères irlandais, Þormóður et Ketill, s’y installèrent avant même l’arrivée des premiers colons nordiques venus de Scandinavie, faisant d’Akranes l’une des premières communautés chrétiennes de l’île — un héritage celtique célébré chaque été lors du festival Írskir Dagar (les « Jours irlandais »).

Ísafjarðardjúp
Vaste fjord dont le nom signifie littéralement « la profondeur du fjord des glaces ». C’est le plus grand système fjordique de toute la région des Westfjords, long d’environ 75 km, dans lequel vient se ramifier toute une succession de fjords secondaires

Hellnar
Une dizaine d’habitants à l’année seulement — mais qui fut, des siècles durant, l’un des plus importants ports de pêche de toute la région. Le premier document écrit mentionnant Hellnar remonte à 1560, et en 1703 le village comptait 194 habitants permanents, auxquels s’ajoutaient les saisonniers vivant dans des huttes de pêcheurs et des maisons de tourbe.

Rauðfeldsgjá Gorge
littéralement « la faille de la Cape rouge » est l’un des sites les plus singuliers et mystérieux de la péninsule de Snæfellsnes.
La gorge s’enfonce sur près de 1,5 kilomètre dans la montagne, même si la plupart des visiteurs n’en parcourent que les 400 à 600 premiers mètres, là où le passage se resserre au point de devenir difficilement praticable. À l’intérieur, l’ambiance est saisissante : des parois verticales couvertes de mousse, un mince filet de lumière tombant du ciel, et un ruisseau qui serpente entre les rochers, ponctué de petites cascades plus en amont, une corde permet aux plus aventureux de se hisser le long d’une chute pour aller plus loin dans cet étrange « temple » naturel.
Le lieu doit son nom à une tragédie issue de la Bárðar saga Snæfellsáss, saga islandaise du XIIIe siècle : Rauðfeldur aurait poussé sa cousine Helga, fille de Bárður Snæfellsás, sur un iceberg qui dériva jusqu’au Groenland ; persuadé qu’elle avait péri, Bárður précipita par vengeance Rauðfeldur dans cette gorge et son frère Sölvi du haut de la falaise voisine (qui porte aujourd’hui le nom de Sölvahamar). Rongé de remords, Bárður se serait alors retiré dans les glaces du Snæfellsjökull, où la légende dit qu’il veille encore, une histoire que l’on ressent presque physiquement en pénétrant dans le silence humide de la faille.

Snæfellsjökull
L’un des sommets les plus chargés de mystère d’Islande : un stratovolcan coiffé d’une calotte glaciaire — son nom se décompose littéralement en « Snæfells » (la montagne enneigée) et « jökull » (le glacier). Vieux d’environ 700 000 ans, ce volcan culmine à 1 446 mètres et reste considéré comme actif, même si sa dernière éruption remonte à près de 1 800 ans.
Il est considéré par les Islandais comme un lieu chargé d’énergie spirituelle, peuplé selon les légendes d’elfes, de trolls et de créatures cachées

Strokkur Geyser + Gullfoss Waterfall
« la baratte » en islandais, est aujourd’hui le geyser le plus actif et le plus fiable d’Islande, crachant une colonne d’eau bouillante de 15 à 20 mètres de haut toutes les 6 à 10 minutes, et pouvant atteindre, dans de rares cas, jusqu’à 40 mètres.
La « chute d’or », est sans doute la cascade la plus célèbre d’Islande, et l’une des plus spectaculaires.les jours ensoleillés, un arc-en-ciel quasi permanent flotte au-dessus des embruns, ce qui aurait donné son nom à la cascade. Mais Gullfoss doit aussi son existence, et sa survie, à une figure devenue mythique : Sigríður Tómasdóttir (1871-1957), fille du fermier Tómas Tómasson, propriétaire des lieux au début du XXᵉ siècle.
En 1907, un investisseur anglais nommé Howell chercha à acquérir la cascade pour y construire un barrage hydroélectrique ; Tómas refusa de la vendre, il aurait déclaré « Je ne vendrai pas mon ami », mais finit par la louer, ouvrant la voie au projet. Sigríður, qui avait grandi à la ferme voisine de Brattholt et aurait elle-même tracé le premier sentier menant à la chute, entreprit alors une lutte acharnée : elle parcourut à plusieurs reprises plus de 100 km à pied, pieds nus selon certaines versions, jusqu’à Reykjavík pour mobiliser avocats et soutiens politiques, menaçant même de se jeter dans la cascade. Elle fut représentée par l’avocat Sveinn Björnsson, qui deviendra plus tard le premier président d’Islande. Elle perdit techniquement son procès, mais le bail finit par être annulé et le projet abandonné ; Gullfoss et ses environs furent définitivement classés en réserve naturelle en 1979. Considérée aujourd’hui comme la première écologiste d’Islande, Sigríður est honorée par un mémorial dressé au-dessus de la cascade, un symbole de cette « Islande indomptée » que tu viens voir bouillonner sous tes pieds.

Lögberg
Au cœur du parc national de Þingvellir, troisième grande étape du Cercle d’Or et site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004, le Lögberg, littéralement le « Rocher de la Loi », est sans doute le lieu le plus chargé d’histoire d’Islande. C’est ici qu’à partir de l’an 930, l’Alþingi (l’Althing) s’est tenu pour la première fois, faisant de cette modeste avancée rocheuse le siège du plus ancien parlement encore existant au monde.
Chaque année pendant deux semaines en juin, période de jour quasi continu et de météo plus clémente, les chefs et hommes libres de l’île se réunissaient en plein air pour légiférer, rendre la justice et trancher les grandes affaires de la nation, sous la présidence du Lögsögumaður (le « Diseur de Loi »), élu pour trois ans, qui prenait place sur le Lögberg pour proclamer les lois à voix haute, un rôle essentiel à une époque où l’islandais ne s’écrivait pas encore.
N’importe quel homme libre pouvait s’y avancer pour prendre la parole, présenter une cause ou annoncer une nouvelle d’importance, autant de scènes immortalisées plus tard dans les sagas. Le rocher exerça sa fonction jusqu’en 1262, date à laquelle l’Islande prêta allégeance au roi de Norvège ; sa position exacte reste cependant inconnue, car la géographie de la vallée de rift a profondément évolué en mille ans sous l’effet de l’activité tectonique et de l’érosion, un mât y signale aujourd’hui l’emplacement traditionnellement reconnu.
La symbolique du lieu déborde largement l’histoire parlementaire : c’est aussi à Þingvellir que l’Islande adopta officiellement le christianisme en l’an 1000, et que fut proclamée la République le 17 juin 1944. Le tout dans un décor géologique sidérant : la vallée s’ouvre exactement sur la dorsale médio-atlantique, là où les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne s’écartent de quelques millimètres chaque année, une fracture du monde qui devient le berceau de la démocratie.

Ísafjörður
la capitale officieuse des Westfjords islandais, environ 2 700 habitants au fond du fjord de Skutulsfjörður, lui-même branche du grand Ísafjarðardjúp. Coincée entre des montagnes abruptes et l’Arctique, juste sous le cercle polaire.
Base logistique pour les Westfjords, la région la plus sauvage et la moins touristique d’Islande.
Selon le Landnámabók (Livre de la Colonisation), le fjord aurait été colonisé dès le IXe siècle par Helgi Magri Hrólfsson ; la ville prit véritablement son essor au XVIe siècle grâce à son port naturel exceptionnellement profond, devenant un centre majeur de commerce et de pêche, avant d’obtenir le statut municipal en 1786.

Súðavíkurhreppur + Glanni Waterfall

Randonnée Klofningsheiði au dessus de Flateyri

Hæstahjallafoss
Dynjandi est souvent considérée comme l’une des plus belles chutes d’eau d’Islande. Son nom signifie approximativement « le tonitruant » ou « celui qui gronde », en référence au bruit de l’eau.

Fossatún
Connu pour la cascade Trollafoss, associée à une légende islandaise. Selon le folklore local, une trollesse nommée Drífa vivrait dans les rochers près de la cascade et en serait la gardienne. Les Islandais ont longtemps conservé un fort attachement aux histoires d’elfes, de trolls et d’esprits de la nature. Même aujourd’hui, certaines routes ou constructions sont parfois modifiées pour éviter des lieux considérés comme liés à ces créatures dans le folklore populaire.

Reykjavík
La capitale de l’Islande et la ville la plus septentrionale au monde parmi les capitales d’États souverains. Selon la tradition, elle fut fondée vers l’an 874 par le Viking Ingólfr Arnarson, considéré comme le premier colon permanent de l’Islande. Son nom signifie « baie des fumées », en référence aux vapeurs géothermiques observées par les premiers colons.En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Islande y proclama officiellement son indépendance du royaume du Danemark. En 1986, Reykjavík accueillit le célèbre Sommet de Reykjavík entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, un événement majeur qui contribua à la fin de la Guerre froide.

Akranes
Un petit port de pêche et de commerce, dont l’économie a longtemps reposé sur la mer (morue, hareng, pêche côtière).
C’est ici que nous avons vu nos premières aurores boréales !
Une aurore boréale se forme quand des particules venant du Soleil rencontrent le champ magnétique et l’atmosphère de la Terre.
- Le Soleil envoie du vent solaire – Le Soleil émet en continu un flux de particules chargées (électrons et protons). Lors de périodes d’activité solaire forte (éruptions, tempêtes solaires), ce flux devient beaucoup plus intense.
- Le champ magnétique terrestre agit comme un bouclier – La Terre possède un champ magnétique (la magnétosphère) qui dévie la majorité de ces particules. Mais une partie est guidée vers les pôles nord et sud.
- Les particules entrent dans l’atmosphère près des pôles
- Collision avec les gaz de l’atmosphère – Les particules solaires entrent en collision avec des atomes d’oxygène et d’azote. Ces atomes sont excités (ils gagnent de l’énergie).
- Emission de lumière – Quand ces atomes reviennent à leur état normal, ils libèrent cette énergie sous forme de lumière.



































































































































